
Adobe a annoncé aujourd'hui souhaiter ouvrir le code source de son kit de développement d'applications Web enrichies sur la technologie Flex.
Pour information, cette technologie Flex, est une combinaison MXML (une variante maison du XML) et d'action script 3.0, le langage de programmation de Flash. Par cette opération, Adobe s'attire donc les louanges de la communauté open source, qui avait déjà été approchée par le groupe pour sa participation au projet Tamarin de la Fondation Mozilla.
Pur coup de pub ou stratégie commerciale?
Et bien, Adobe joue double ici! C'est un bon coup de publicité dans le sens que ce genre d'ouverture du code source d'une technologie propriétaire n'est pas chose courante pour un groupe de cette envergure. Certains groupes comme Microsoft sont d'ailleurs allergiques à ce genre de procédés.
D'un autre côté, Adobe joue ce coup ci, largement en fonction du marché. En effet, le navigateur libre de la fondation Mozilla, j'ai nommé Firefox, approche de la barre fatidique des 25% de parts de marché en Europe. Seules les parts d'Internet Explorer régressent,on peut donc dire que l'open source a le vent en poupe, du moins sur le Web si l'on en voit la popularité de Firefox. Adobe s'offre donc un partenaire de choix pour imposer au marché sa technologie Flex.
Et quelle partenaire! La communauté libre est de plus en plus active, et ses développements n'en finissent plus de séduire les entreprises (certaines distributions Linux notamment). Ce partenaire sera très certainement déterminant face à la plateforme Expression que le géant de Redmond compte lancer très prochainement. (Expression et son format Silverlight sera le concurrent direct de la technologie Flex proposée actuellement par Adobe.)Enfin, on peut se dire que les dés sont déjà pipés... Adobe dispose de 98% des ordinateurs de la planète déjà équipés d'un lecteur Flash, un format reconnu pour son efficacité, une expérience sans précédent dans le domaine du web alors que Microsoft débute avec un format nouveau, et une expérience relative dans les outils web (on ne peut pas dire que MS Frontpage ait été un fleuron de la suite Office...). Pour sa part, Redmond dispose d'un parc de millions d'ordinateurs utilisant son système et prêts à installer automatiquement le lecteur Silverlight.
L'avenir nous dira si Adobe a joué ici la bonne carte pour imposer son format

