Mot clé - web 2.0

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4 juin 2007

Youtube a été la révolution de la distribution et de l'échange de contenus vidéos personnels sur Internet. Échanger, distribuer des vidéos avec ses amis, sa famille, sans se soucier du stockage, souvent au détriment de nombreux copyright... (musique, extraits de films, etc)

Mais au delà des ennuis judiciaires et financiers à l'encontre duquel va Google (propriétaire de Youtube) actuellement, les limitations de Youtube se font sentir sur les restrictions apportées à la durée maximale des vidéos et au poids maximal des vidéos acceptées par le site collaboratif. Enfin, Youtube utilise le format flv (Flash Vidéo) qui nécessite seulement un lecteur Flash mais ne propose qu'une qualité très moyenne de l'image (une résolution de 400x300 au maximum).

A l'heure des réseaux haut débit, de la vidéo HD, n'existe t-il pas une alternative à Youtube et ses restrictions?

Divx, éditeur du plus célèbre et controversé codec de compression vidéo, a réfléchi sur cette problématique et propose depuis peu son propre service de partage de vidéos.

Basé sur le codec Divx et le player web de la société éponyme, Stage6 se présente comme le nouvelle révolution de l'échange de vidéos. Prenez le temps d'installer le plug-in magique à votre navigateur et savourez quelques vidéos en HD ou encore en qualité DVD pour les plus anciennes.
Plus avant-gardiste que Youtube sur le point de vue juridique, Divx a pris les devants et a signé des contrats de partage des recettes publicitaires sur sa plateforme avant son lancement. Ainsi, la plupart des clips, émissions de télévision ou encore épisodes de série télé, sont à disposition légalement depuis n'importe quel point de la planète.

La prouesse de ce tout petit plug-in Divx et de Stage6 est de pouvoir vous faire profiter d'un contenu en haute qualité sans même le télécharger! Tout est en streaming, ce qui signifie que vous lisez à la volée ce que votre ordinateur est en train de télécharger! À la fin de la visualisation, les données ne restent pas sur votre ordinateur, et vous ne perdez ainsi pas de place sur votre disque dur.

L'ensemble de la recherche et du référencement des vidéos, est fait à la manière "2.0", c'est à dire par des tags et des commentaires que les utilisateurs ajoutent. Une vidéo sans tags ne sera alors peu ou pas visible, alors qu'une vidéo fortement taggée aura plus de chance d'apparaître dans les résultats des recherches...

Le site a donc l'avantage de pouvoir présenter un film dans son intégralité. C'est ainsi que l'on peut se régaler en regardant des vieux reportages des années 50, les premiers Chaplin ou quelques épisodes de Heroes dont la saison est déjà terminée aux USA. On trouve aussi un grand nombre de concerts enregistrés lors d'une unique diffusion, la plupart du temps introuvables en DVD.

Malgré les accords avec quelques majors, Stage6 est victime de son succès et héberge tout de même, à son insu, des version pirates de films encore dans les salles, ou qui sont sous exploitation commerciale (spiderman 3 par exemple). Les films/clips/épisodes trouvés sur Stage6 sont donc pour la plupart diffusés et distribués en toute légalité, mais certains utilisateurs abusent de la clémence de Divx en utilisant le site comme un serveur d'échange pirate.

Malgré son statut de "beta", Stage6 ouvre donc la voie à la diffusion de contenus vidéos de haute qualité au grand public en utilisant la publicité comme moyen de rémunération des ayant-droits sur les contenus copyrightés.

Par Pierre de La Celle

5 mai 2007

Je travaille actuellement dans une entreprise qui développe un WebOS, et le récent article (20/04/07) de 01 Informatique sur le sujet m'a poussé à réagir et à donner mon opinion sur ce nouveau phénomène du Web.

Un WebOS, qu'est ce que c'est ?

Un WebOS est une application Web reproduisant un système d'exploitation (OS), accessible en ligne avec un simple navigateur et une connexion Internet. Les principaux outils présent sur un OS classique le sont également sur un WebOS : traitement de texte, tableur, messagerie instantanée, mail, etc. Seul élément de taille manquant : une API permettant de développer ses propres applications et de les partager. On peut cependant noter l'apparition d'API standards de développement de Widget : Widget 1.0 par le W3C, Universal Widget API à l'initiative de Netvibes. Ces initiatives sont une bonne nouvelle car elles vont permettre la création de widgets réutilisables sur tous les WebOS.

Différentes catégories

Personnellement, je regroupe les WebOS dans deux grandes catégories très distinctes : il y a les WebOS qui intègrent des outils entièrement re-développés de A à Z, et ceux qui réutilisent (ou rachètent) des outils déjà développés. On peut citer dans la première catégorie le WebOS de Zimbra ou celui d'eXo Platform, et dans la deuxième catégorie la plateforme de Netvibes ou celle de Google.

Avantages et inconvénients des WebOS "unifiés"
  • interface unifiée
  • développement maitrisé
  • indépendance de l'éditeur
  • développement de A à Z peut être long
Avantages et inconvénients des WebOS "désunifiés"
  • développement rapide
  • réutilisation d'outils et services existants
  • divergences entre les outils (notamment dans l'interface)

Stratégies et orientations actuelles

A mon avis, la création de WebOS basée sur des outils et services existant est la meilleure. Elle utilise au maximum des ressources déjà existantes sur Internet. Le seul inconvénient majeur est en passe d'être balayé par l'apparition de normes sur les Widgets. Déjà basée sur la technologie RSS, la plateforme de Netvibes sera encore plus ouverte aux développements externes stables. Google quant à lui s'offre les services (comme Writely) à coups de dollars, ce qui lui permet déjà d'unifier l'interface de ses applications, mais profitera surement de ces standards, lui qui est déjà bien présent dans l'élaboration de différentes normes. Ce type de WebOS a donc une voie royale devant lui, reste maintenant à rapprocher leurs interfaces d'utilisation à celles d'un OS traditionnel.

Le problème de l'interface

L'interface d'un logiciel est déterminante pour que celui ci soit utilisé massivement. Bon nombre de logiciels souffrent d'une interface pas très ergonomique alors que leurs fonctionnalités sont épatantes. Je pense par exemple à The Gimp, qui comparé à Photoshop est bien loin en terme d'ergonomie. Mais lorsque l'on sait un peu l'utiliser, on découvre des fonctionnalités au top. Les interfaces Web ont trop longtemps été en dessous de ce qui se faisaient sur desktop. L'arrivée de technologies comme XUL, ou la nouvelle utilisation de Javascript et CSS permettent de créer des interfaces évoluées et de plus en plus ergonomiques. Le dernier défi des WebOS "désunifiés" est donc d'intégrer des éléments divers dans une seule interface ergonomique. L'interface de Netvibes est une réussite, mais reste en deçà d'interfaces plus poussées comme celle d'eXo Platform.

Conclusions

Les WebOS n'ont pas encore véritablement explosé aux yeux du grand public. Les problèmes auxquels font face les éditeurs, notamment celui de la synchronisation et du fonctionnement en mode déconnecté, rendent leur utilisation limitée à certaines "petites" applications (traitement de texte, email, agenda, etc). Néanmoins, cette voie qui s'ouvre peut changer beaucoup de choses dans le domaine de l'Internet et de ses usages.

Par Philippe